Loïc Durand, le voyageur corse.

Vous ne le connaissez peut-être pas encore mais Loïc Durand est sans aucun doute le supporter ajaccien le plus célèbre de France sans oublier sa 106 aussi célèbre que lui. Il a accepté de répondre mes questions avant le match de demain soir où il sera bien évidemment à Bonal côté visiteur pour voir (on l’espère pas) gagner Ajaccio.

la BAB : Salut Loïc alors merci de répondre présent pour interview, peux-tu te présenter pour nos lecteurs qui te connaîtraient pas encore ?

Loïc : Je m’appelle Loïc, « Perfettu » sur les réseaux sociaux. J’ai 28 ans, j’habite à Montluçon dans l’Allier, je suis journaliste et je suis avant tout un supporter de l’AC Ajaccio depuis de nombreuses années.

Depuis quand tu effectues les déplacements de l’AC Ajaccio ? Et pourquoi ce club ?

J’ai commencé les déplacements en 2011. Cette année-là, tout se goupillait bien : je venais d’avoir le permis, l’ACA montait en Ligue 1, j’étais en étude un peu loin de mes parents, et le premier match était à Lyon, pas très loin de chez moi. J’ai fait ce premier déplacement et ça m’a tellement plu que j’en ai fait d’autres dans la foulée. Les plus proches dans un premier temps, puis petit à petit, j’en ai fait de plus en plus, jusqu’à tous les faire, championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue et même les matchs amicaux. Je supporte l’ACA depuis petit, quand j’avais une dizaine d’années, tout simplement en allant au stade, à Ajaccio. J’y suis allé plusieurs fois et cela a été un coup de foudre, tout simplement.

D’ailleurs toujours la même voiture depuis ce temps, ta 106 est devenu aussi célèbre que son propriétaire mais les déplacements ne sont-ils pas de plus en plus compliqués avec 330 000km au compteur ?

Eh oui ! Je compte d’ailleurs faire un petit détour par les usines Peugeot pour mon déplacement à Sochaux, pour ma voiture, c’est un peu comme un retour aux sources. Ma 106, c’est ma seule et unique voiture jusqu’à maintenant, elle affiche 335 000 km pour le moment. Je me fais quelques frayeurs de temps en temps, mais elle n’est jamais tombée en panne sur la route d’un déplacement footballistique. Du moment qu’elle roule, ça me va. Je n’ai pas besoin de plus. Les seules fois où j’ai fait des excès de vitesse et que j’ai eu des points en moins, c’est quand j’avais emprunté des voitures plus récentes et plus puissantes, donc ma 106 me convient bien. En déplacement, c’est ma maison : j’y mange, j’y dors…

Si tu devais choisir ton meilleur mais aussi ton pire déplacement se serait lequel ?

Je n’ai pas de « pire souvenir » en déplacement. Je garde toujours quelque chose de bien d’un dép’, que ce soit une rencontre, un bon repas ou un bon résultat. Le seul bémol qu’il y a dans certains stades, c’est lorsque les stadiers ne veulent pas ouvrir le parcage parce qu’on est que deux ou trois supporters visiteurs. Heureusement, cela arrive peu souvent. Pour les meilleurs déplacements, en Ligue 2, j’ai toujours apprécié Lens, pour l’ambiance et l’accueil, mais j’apprécie tout particulièrement les petits stades champêtres des petits clubs comme Laval ou ceux des clubs de divisions inférieures rencontrés en Coupe de France. J’ai une petite affection pour le stade Bonal, sans trop savoir pourquoi, mais j’aime bien y venir, je trouve un charme particulier au stade. Et puis Sochaux est le théâtre de l’un de mes premiers déplacements.

Comment on arrive à gérer, vie professionnelle, vie de famille et vie de supporter avec un déplacement chaque 2 semaines ?

C’est une organisation particulière. Il faut d’ailleurs organiser sa vie autour de sa passion pour son club. J’ai la chance d’être journaliste indépendant, donc on va dire que je peux travailler quand je veux, d’où je veux, c’est un avantage non négligeable que je veux garder le plus longtemps possible. Pour le reste, j’ai la chance d’avoir une copine, une famille et des amis qui comprennent ma passion. Je veux que ça dure le plus longtemps possible !

D’un point de vue sportif Sochaux et Ajaccio ont été reléguées tous les deux en 2014 et aujourd’hui après un été difficile avec la DNCG on les retrouve en haut de tableau comment l’expliques-tu du point de vue de l’ACA

Le parcours sochalien et le parcours ajaccien sont assez similaires. Il n’y a pas de secrets : l’ACA a réussi son mercato, avec des paris qui fonctionnent pour le moment. Des jeunes comme Kalulu ou Huard et d’autres plus revanchards qui n’ont pas eu la chance de briller dans leur club précédent comme Cuypers, Bayala ou Courtet. Et puis il y a l’état d’esprit. Peut-être que les joueurs se sont dit « Tout le monde nous enfonce, ils vont voir qu’ils se trompent ». « Ils ont envie de se racheter » disait d’ailleurs Olivier Pantaloni de ses joueurs en début de saison. Je pense que c’est un peu la même chose au FCSM.

Sochaux et Ajaccio ont tous les 2 fait un match nul sur un score vierge vendredi dernier qu’attends-tu lors de la rencontre de demain ?

Je m’attends à un match serré, avec un Sochaux intraitable à domicile mais un ACA qui a fait des bons résultats à l’extérieur depuis le début de saison. Il va falloir que les Acéistes soient solides défensivement comme ils l’ont été à Lorient et qu’ils soient en réussite offensivement, face à la meilleure défense du championnat. Ce sera un match plaisant, j’en suis sûr.

Un petit pronostic d’ailleurs ?

Je sens bien le petit match nul, qui serait un bon résultat pour l’ACA. Je dirais 1-1, mais je ne suis pas contre un 6-1 pour l’ACA, comme en 2017 !

La Bande à Bonal tiens à remercier Loïc Durand (@LoicDrd) d’avoir répondu à nos questions et de nous avoir accordé du temps. Nous lui souhaitons un bon voyage ici à Bonal et une bonne saison à lui ainsi qu’à tous les supporters ajaccien.

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Auteur: Florian Bolmont

Je suis un peu le obélix du foot, je suis tombé dedans depuis mon enfance.

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