Lettre ouverte au FCSM

Cher FCSM (oui j’écris cher malgré ta cure d’austerité),

Je t’écris cette lettre car tu as réussi l’impossible, l’impensable : oui, tu as réussi à me faire te tourner le dos. Les larmes dans les yeux et le cœur serré, j’ai choisi de tourner le dos au club qui fait partie de ma famille. Après avoir passé des années à dire que mon rêve était d’habiter à côté du stade pour aller voir tous les matchs, j’ai aujourd’hui annoncé à mon père que je ne l’accompagnerai pas à Grenoble pour la première journée.

Mon arrière-grand-pere était le premier trésorier de l’histoire du club, il est décédé en plein match au Stade Auguste Bonal. Quand je suis né, on m’a alors transmis l’amour d’un club, de ses valeurs historiques et de son histoire, si belle.

Après les magouilles de M.Li aux États-Unis en se servant du club, ton destructeur sportif M. Vizcaino m’a hier infligé le coup de grâce. En déclarant publiquement vouloir se séparer de Jean Ruiz et en demandant à Aksel Aktas de signer en Croatie, mon club a définitivement perdu son âme. Que serait ce club si les Genghini, Bats, Rust, Sauzée, Paille, Baudry, Mathieu, Martin ou autres avaient subi le même sort ?

Tu utilises l’image d’Etienne Mattler, résistant et patriote. Que penserait-il de son club aujourd’hui ? Lui qui en est l’un des plus grands joueurs et, assurément, l’un des plus grands hommes.

Aujourd’hui, je te tourne le dos, mais je garde espoir. Car rien n’est plus fort que l’amour. Et pour le coup, les supporters historiques aiment toujours ce club. Le mouvement Sociochaux en est la preuve ultime et sera là au moment opportun. Quand ce club sera à même de renaître de ses cendres, je serai là également.

Dès aujourd’hui, les choses changent et évoluent. En t’en prenant à des symboles de ton histoire, tu montres que nos craintes étaient fondées et ce que l’on dénonce, réel. Mais tu ne détruiras ni notre volonté, ni notre club, car nous sommes prêts à le supporter dans les divisions inférieures et amateurs, plutôt que de continuer à le voir mourir à petit feu. Je garde espoir car je sais que nous serons plus forts que ta réalité actuelle et que notre histoire commune repartira de plus belle.

Un supporter désespéré.

Source photo: site officiel du FCSM.

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Auteur: ThimBarou

Supporter Sochalien de Savoie, exilé à Nantes pour ses études !

2 commentaires

  1. Bravo ! Pourvu que l’ensemble des supporters du club suivent le même raisonnement ! J’espère que le stade Bonal sonnera aussi vide que le ‘projet’ Alaves, ils n’ont qu’à faire venir des supporters Espagnols pour pousser la logique jusqu’au bout.

    J’espère que pendant votre année de jachère footballistique, plutôt que de supporter l’équipe-médicament d’Alaves vous utilisiez votre énergie à trouver comment vous approprier de nouveau votre club, une fois que ce truc artificiel aura crevé et que vous repartirez plus bas pour remonter sur de meilleures bases. Le foot business est une plaie, donnez l’exemple d’un peuple qui se rebelle et trouve des solutions locales et d’avenir ! Tous ceux qui iront au stade Bonal cette année, méritent ce qui leur arrive et se font complices de cette ignominie : ¡Váyanse a la mierda!

    Total soutien depuis Strasbourg.

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    • Un mot : merci !

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