Les 3 erreurs de Sochaux

Ce soir, vis-à-vis du traumatisme subi par le public sochalien le 17 mai 2014 face à l’ETG, les joueurs Or et Roi auraient tort de penser que le résultat, voire la manière, importeront peu. Dans une saison qui s’annonçait compliquée et qui est désormais proche du catastrophique, ce serait ajouter l’insulte à l’offense de ne pas gagner ce match. Pas par sentiment de vengeance, mais par respect pour le stade Bonal.

D’autant que, depuis un an et demi, l’entité globale FCSM (staff, joueurs, dirigeants) a commis trois fautes majeures. Je ne cherche pas ici à pointer du doigt telle ou telle personne, mais il faut assumer les débâcles collectives pour digérer le passé et poursuivre la « Saga ».

Première faute, l’abandon du club par son fondateur-souteneur-actiionnaire historique, dans une relation d’amour-haine complexe mais dont on se rend compte aujourd’hui plus que jamais qu’elle définissait absolument le club (adverbe choisi sciemment, au sens de « par singularité totale dans le PFF, le Paysage Footbalistique Français »). Survivre à l’abandon de Peugeot, c’est se réinventer orphelin.

Deuxième faute, l’abandon du jeu, ou si vous préférez du « beau jeu », fait de passes redoublées, au sol, vers l’avant, en étant plus altruiste et collectif que balanceur et individualiste. Qu’on ne vienne pas nous raconter que jouer bien au ballon est impossible avec les effectifs qu’ont connu Renard, Echouafni et Cartier. Le cas d’Hervé Della Maggiore à Bourg-en-Bresse viendrait démontrer avec éclat que le projet de jeu prime sur la qualité supposée des joueurs.

Troisième faute, l’incapacité du club à gérer correctement les joueurs et leurs contrats. Il est proprement invraisemblable qu’autant de Sochaliens aient pu quitter le club sans contrepartie financière depuis 2014, et surtout il est extrêmement inquiétant de voir le peu d’attrait que Sochaux possède dans le PFF pré-cité. Les salaires, le climat ou le manque d’activités urbaines ? A Bourg-en-Bresse, Metz, Dijon ou Clermont, est-ce plus affriolant sur ces points ?

J’avoue suivre désormais avec beaucoup de peine (au deux sens du terme, difficulté et douleur) la destinée du FCSM, bateau même pas ivre, à peine éméché, mais à coup sûr dérivant entre des icebergs dont on ne voit peut-être que les 10 % émergés. C’est dire…

1

Auteur: Hervé

Chaotique à temps partiel. Fréquente Bonal en 1981-82 puis en 2013-2014. Normandie depuis.

Laissez nous un commentaire, un encouragement ou discutez: