Edouard Butin, de Sochaux à Valenciennes

 Chouchou du Stade Bonal mais décrié lors de ses derniers mois dans le Doubs, Edouard Butin retrouvera la maison Sochalienne ce vendredi sous ses nouvelles couleurs pour le match #FCSMVAFC. A quelques heures de la rencontre, la bande à Bonal vous donne des nouvelles de l’ancien capitaine Jaune et Bleu, désormais Valenciennois.

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PHOTO DIDIER CRASNAULT

Comment ça se passe pour vous du côté de Valenciennes ?

J’ai envie de dire que tout a changé ! C’est la première fois que je change d’environnement. Je n’avais connu que Sochaux pour le moment. Il a fallu découvrir de nouveaux coéquipiers, une nouvelle ville, une nouvelle région. C’est tout un cadre qui change donc il a fallu un petit peu de temps pour m’y faire. Maintenant, tout va bien. Je suis bien installé. Je suis dans une équipe où il n’y a vraiment que des bons mecs. On s’entend bien, le groupe vit bien, il y a un super état d’esprit donc c’est super. Et sur le terrain, ça se ressent car on a une équipe qui veut jouer, qui va de l’avant. On prend énormément de plaisir. Le coach insiste énormément sur la possession de balle, sur le fait que nous devons dicter le jeu. Il ne veut pas qu’on subisse et c’est très plaisant, surtout pour moi qui suis attaquant. Et personnellement, je m’intègre petit à petit à ma nouvelle équipe. J’ai déjà marqué 2 buts et fait une passe décisive, donc c’est plutôt bien. J’espère qu’il y en aura d’autre. Niveau temps de jeu j’enchaîne les matchs, et je n’ai pas eu de blessures contrairement aux années précédentes. Il n’y a vraiment que du positif.

Quelle différence entre le coaching de David Le Frapper et celui que vous avez connu à Sochaux avec Olivier Echouafni ?

@maxPPP

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Je n’ai pas trop envie de les comparer… et ce serait un peu malvenu au regard de la situation de Sochaux, et de ce qui est arrivé à coach Echouafni. Je regarde juste que je suis tombé dans une équipe avec un coach qui veut avoir le ballon, qui veut jouer au foot, qui veut un jeu fait de passes, de redoublement de passes, de déplacements. On ne s’occupe jamais de l’adversaire. On veut dicter notre jeu. Des fois on est un peu trop joueur, mais c’est le revers de la médaille. C’est notre philosophie. On prend des risques, parfois ça paie, parfois ça paie pas. Mais en tout cas, l’idée directrice est là, et on prend du plaisir.

Des joueurs qui vous impressionnent au sein de l’effectif du VAFC ?

On est une équipe très jeune. Donc il y a en certain que je ne connaissais pas vraiment en arrivant, et j’ai été agréablement surpris par la qualité de la jeunesse. Angelo Fulgini. Il y a Lucas Touzard qui, malheureusement pour nous, est parti à Lyon. Donc c’est la preuve que c’est un super joueur. Et puis il y a M’Benza. Après au niveau des cadres, il y a Yunis AbdelamidJ’avais joué un peu contre lui, c’est un super défenseur. Quand le collectif se sera trouvé, je pense que ça peut faire quelque chose de pas mal. Et c’est déjà pas mal parce qu’en terme de points, on est plutôt bien et je pense qu’on n’a pas récolté tout les points qu’on aurait dû récolter. La qualité est là, la qualité de jeu est là aussi, il ne reste plus qu’à être plus efficace dans les deux zones. Mais pour l’instant, c’est très positif.

M.Libert

M.Libert

Et l’objectif du VAFC cette saison ?

C’est assurer un maintien rapidement, et ne pas se faire peur comme l’année dernière. Parce que même si je n’étais pas là, ils sont passés très proche du précipice. Là, ils sont repartis sur quelque chose de nouveau. Il y a un plan qui a été annoncé par le Président sur 3 ans pour remonter. Après, je vous cache pas que si ça peut être au bout de 2 ans, ou même de la première année ça ne sera pas plus mal. Mais cette année, c’est déjà d’assurer le maintien. Après on verra. Il ne faut pas brûler les étapes. Le club a tellement galéré l’année dernière que ça ne sert à rien d’annoncer des objectifs trop élevés.

Pourquoi avoir pris la direction du VAFC cet été ?

Les contacts avec Valenciennes remontent à la fin de saison dernière, pendant les vacances. Je suis parti de Sochaux en fin de saison sans savoir où j’irais l’année d’après. Et puis, j’ai eu Pierre Wantiez qui est un ancien sochalien, et qui a facilité les choses. Je csochaux-est-sauveonnais quelques joueurs de Valenciennes avec qui j’étais en sélection espoirs. Il y a aussi Sigamary Diarra qui est passé par le FCSM. Et puis j’ai eu le coach très souvent au téléphone avant de signer. Son discours m’a plu. Comme je l’ai dit, je me suis vraiment senti désiré. J’ai senti qu’on voulait Edouard Butin, et pas un attaquant capable de faire ça ou ça. C’est vraiment moi qu’ils désiraient. Ca fait aussi plaisir. Et au bout d’un moment, il faut avancer. Donc arrivé au 20 juillet, je me suis dit qu’il fallait vraiment prendre une décision, et c’était la meilleure pour moi. J’ai pesé le pour et le contre, et tout m’a plu. J’ai aussi eu le Président qui m’a renouvelé sa confiance, et voila.

Vous n’aviez pas de touches en première division ? Que ce soit en France, ou ailleurs ?

Du concret, non. Enfin c’est du passé. Et je souhaitais avant tout retrouver du temps de jeu…

Vous dites que le VAFC voulait Edouard Butin. Est-ce que vous vous sentiez encore aimé et désiré à Sochaux ?

franceinfo.fr

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« Aimé », je ne sais pas si c’est le terme. J’ai eu des discussions avec les dirigeants et coach Echouafni. J’ai bien senti que quand la décision a été prise, ça les embêtait. Je pense qu’au sein du club, j’étais quelqu’un d’assez apprécié. Mais je respecte les décisions, sans juger si c’était les bonnes ou les mauvaises. C’est comme ça. En toute honnêteté, j’avoue aussi que je n’ai pas fait une excellente saison l’année dernière. Je l’avoue totalement. J’étais en fin de contrat… Moi, de mon côté, je sentais aussi que c’était peut-être le moment de voir autre chose. Le club a pris une autre orientation. Moi, ça faisait 12 ans que j’étais là et j’avais peut-être envie de connaître autre chose, même si ça a été un déchirement de partir. Parce que 12 ans d’une vie, ça ne s’efface pas comme ça. J’ai beaucoup d’amis, j’ai encore beaucoup d’anciens coéquipiers avec qui je m’entends super bien. Ca n’a pas été facile, mais c’est la vie de footballeur. C’est la première fois que je connaissais ça. Ca a été compliqué au début, pendant les vacances surtout. Mais aujourd’hui, ça va bien. J’ai des contacts avec mes amis de Sochaux, je leur souhaite la meilleure saison possible et j’espère que Sochaux va se relever très vite. Mais je n’ai pas à juger de savoir si c’était la bonne ou la mauvaise décision, si j’étais aimé ou plus aimé. C’est comme ça. Les personnes en place ont pris les décisions, je les respecte tout à fait et je leur souhaite le meilleur.

Côté supporters, comment avez-vous vécu votre fin d’aventure en Jaune et Bleu ?

Je ne sais pas. Au jour d’aujourd’hui, c’est passé. Je ne suis pas rancunier et je n’en veux à personne. Il s’est passé ce qu’il s’est passé… Je n’ai pas à chercher d’explications mais c’est tombé dans la période où on n’y arrivait plus. J’étais le capitaine de l’équipe et il s’avère que lors d’un match, j’ai reproché à certains supporters de siffler un peu trop vite. Eux n’ont pas apprécié, pas de problèmes. Ils ont leur façon de penser, moi j’ai la mienne.

Mais n’est-ce pas blessant de voir un public se retourner contre soi ?

sportlifeFR

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Si, ça m’a fait mal parce qu’au bout de 12 ans… J’ai donné beaucoup de ma personne. J’ai bousillé 3-4 ans de ma carrière en laissant plus qu’un genou, et j’ai encore des douleurs aujourd’hui. Je n’ai pas toujours été bon, je l’admets. Je pense par contre que j’ai toujours donné mon maximum. Donc sur le coup, oui ça fait mal. Ca fait bizarre parce qu’on se dit que par notre comportement, du jour au lendemain, on passe « d’aimé » à « détesté ». Mais voila, c’est le foot. Les supporters… Enfin, certains supporters je précise, n’ont pas apprécié que je leur reproche de siffler un peu trop vite… C’est comme ça. Je pensais que ce n’était pas la meilleure façon de nous soutenir. Eux pensaient autre chose. On s’en est expliqué. C’était peut-être un peu houleux sur une fin de match, mais aujourd’hui j’ai oublié cet épisode là et je retournerai à Sochaux avec plaisir !

Que pensez-vous du départ de Peugeot et de l’arrivée du groupe Ledus à la tête du FCSM ?

C’est vrai que ça fait bizarre, car Peugeot c’est Sochaux. Le stade est au cœur de l’usine. Il y a peu, les joueurs roulaient en Peugeot. L’emblème, même si il a été un peu refait, c’est le Lion de Peugeot. Donc il est difficile de dissocier Peugeot de Sochaux. Ou Sochaux de Peugeot. Après, je ne suis pas dans les bureaux. La situation économique est ce qu’elle est. Peugeot a décidé de se séparer du club. photoC’est aussi la mondialisation et tout ce qui va avec… On se rend compte qu’il y a des Russes  et des Qataris qui investissent, alors pourquoi pas des chinois ? L’important, ce n’est pas de savoir qui est le propriétaire même si ça peut faire bizarre à certaines personnes. C’est surtout que le club continue d’aller bien, continue de vivre et puisse remonter dans les années à venir en Ligue 1. Il faut pérenniser le club, que la situation financière soit bonne et que l’équipe puisse remonter.

Qu’avez-vous pensé du limogeage d’Olivier Echouafni ?

Je ne vous cache pas que ça m’a attristé, et je lui ai écris un petit message quand j’ai appris la nouvelle…

De l’extérieur, on sentait pourtant un coach lâché par son groupe…

Mais de toute façon, quand une équipe va mal, on pense toujours trouver plein de raisons. Parfois, il n’y en a pas 50. Ce sont les joueurs les premiers responsables. Moi, je n’ai jamais fui mes responsabilités. Et je prends une part du limogeage du coach car il n’a pas été jugé que sur le début de saison… Après, dire que c’est la faute du coach ou d’un tel, c’est trop facile.

sofoot.com

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Vous semblez avoir apprécié travailler avec coach Echouafni.

Oui, et son départ m’a attristé car c’est un super mec. Un super mec honnête, droit, qui a des valeurs. Sur le terrain, c’est vrai que ça n’a pas toujours marché. Le jeu n’était pas toujours là… Les raisons ? Je n’en sais rien, je ne suis que joueur de foot. Je ne suis pas entraîneur. Pourtant, les intentions étaient là, le discours aussi. Mais parfois, ça ne fonctionne pas. Alors trouver des raisons… Je vous dis c’est un bon mec. C’est un mec qui donne. Je pense qu’il a vécu des moments difficiles, car c’est un bosseur… Il a fait son maximum pour que l’équipe reparte de l’avant, mais malheureusement ça n’a pas marché. Mais je reste persuadé qu’il retrouvera un nouveau challenge et que ce sera un futur très bon coach.

Que vous inspire le retour d’Eric Hély sur le banc sochalien, aux côtés d’Omar Daf ?

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Il me semble qu’il ne veut plus rester sur un banc professionnel… Après, il sait comment ça se passe, il va se recentrer sur les bases avec Omar. Ils connaissent le club et les jeunes, il n’y a pas de période d’adaptation et c’est intéressant. Mais le club l’a annoncé, c’est provisoire. Mais oui, il serait capable de mener une équipe professionnelle sur le long terme. Il l’a déjà démontré. Après, est-ce que c’est sa volonté et celle du club ? Je ne sais pas. Mais les qualités, que ce soit d’Eric ou d’Omar, sont là. Et elles peuvent permettre à l’équipe de remonter [interview réalisée avant le match contre Lens.]

Que vous inspire la présence de nombreux jeunes au sein de l’équipe Sochalienne ?

Je me revois il y a 8 ans ! C’est le fait d’un club comme Sochaux. De former, de les laisser faire leurs preuves en jeunes, puis de les laisser prendre le relais. Alors là, ils sont lancés dans une période délicate, mais c’est aussi comme ça qu’on apprend. Ca peut leur faire un bien fou s’ils arrivent à saisir leurs chances. Il y a énormément de qualités chez les jeunes à Sochaux. S’ils ont gagné la Gambardella, ce n’est pas pour rien. Ca me rappelle encore plus il y a une petite dizaine d’années (rire). Marcus l’a montré. Nico, ça fait un bout de temps qu’il était avec nous, il a même un peu joué l’année dernière… Il y en a beaucoup qui ont de la qualité. Après, il faut faire attention à ne pas trop les mettre, ou à ne pas trop en mettre en même temps.

Un jeune qui vous a marqué ?

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Je ne vais pas ressortir de nom. Ou alors si, peut-être Jean Ruiz. Lui, j’avais vraiment aimé son style de jeu. Même s’ il est encore jeune, c’est un super mec qui a la tête sur les épaules, qui écoute, qui a envie d’apprendre. Je mettrais bien une pièce sur lui !

Revenons à Valenciennes. Quelle ambiance au Stade du Hainaut ?

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Le stade est assez ressemblant au Stade Bonal. Il est tout neuf, un peu plus grand (24 000 places). Après, c’est tout neuf donc c’est magnifique. Les salons intérieurs sont très beaux, il y a de la place dans les vestiaires… C’est un stade moderne. C’est une superbe enceinte. Au niveau de l’ambiance, même si le stade est rarement plein (forcément c’est de la Ligue 2), ça fait du bruit. Il y a vraiment un très gros kop. On n’a toujours pas gagné à domicile cette saison et il ne nous a jamais sifflés, alors même qu’on perdait 0-3 contre Dijon, alors qu’on a perdu le derby contre Lens. Ils reconnaissent le fait que l’équipe se bat. On donne le maximum. Il y a ces notions de combat, de valeur, de travail qui sont importantes pour eux. Tant qu’on donne le maximum, ils ne nous reprocheront jamais rien. Il y a eu le derby lundi… c’était magnifique avec les supporters Lensois qui étaient là. Ca ne s’est pas bien passé pour nous au final, mais ce sont des bons matchs à jouer. Le centre d’entraînement est tout neuf, et c’est un super outil de travail. Ca me change un peu de Sochaux, car on n’avait pas la chance d’avoir un vrai centre d’entraînement. Ici, il y a tout pour vraiment bien travailler.

Vous vous imaginez passer beaucoup de temps du côté de Valenciennes ?

Ce que j’imagine ou pas, vous savez… Dans le foot, ça peut aller très vite, et ce n’est pas une réponse bateau. En tout cas, je m’y plais. La ville est bien, les gens sont supers accueillants et chaleureux donc je suis vraiment très content de mon choix. Après, même si on est content ça n’empêche pas de partir ! Mais aujourd’hui, je m’y vois bien rester plusieurs années, c’est sûr.

Comment se sont passées les retrouvailles avec Sébastien Roudet sous le maillot Valenciennois ?

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C’est un retour pour lui, il a eu droit à son ovation en arrivant ! Moi, ça m’a fait très plaisir. On a passé 3 années ensemble à Sochaux, on s’entendait très bien. Lui, il connait déjà les personnes en place au sein de l’encadrement. Sportivement, il a été mis dans le bain tout de suite, et il l’a payé avec une petite blessure qui le tient éloigné des terrains depuis quelques temps maintenant. Mais je reste persuadé qu’après la trêve, quand il aura récupéré physiquement, il va nous apporter. Malgré son âge, il a encore du coffre, du ballon et il a encore les qualités pour nous aider.

Concernant le match #FCSMVAFC, y’a t-il des joueurs à surveiller ?

Il y en a beaucoup ! Je ne vais pas citer de nom, ça ne se fait pas trop de sortir un joueur du collectif. Vraiment, c’est un collectif qui est bon ensemble. Donc je pense que c’est plus le style de jeu qu’il vous faut observer.

Pour revenir sur vos années Sochaliennes, des bons souvenirs à ressortir ?

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Oui, j’en ai beaucoup ! Je pense à la Gambardella… Il y a aussi la saison avec Gillot où on finit 5ème. J’ai le match en préliminaire de Coupe d’Europe à Kharkov où on a une équipe avec beaucoup de jeunes. C’était un symbole fort d’aller jouer ce match là-bas avec de nombreux joueurs qui sortaient du centre de formation. On avait d’ailleurs fait un très bon 0-0.

Et le match d’Evian, vous le classez dans les bons ou les mauvais souvenirs ?

Niveau ambiance, c’est un bon souvenir. Je n’avais jamais vu le Stade Bonal comme ça ! Plein une heure avant, à chanter, à limiter danser, à sauter. J’avais d’ailleurs dit la saison dernière que mon envie première était de revoir un stade comme ça pour jouer la montée. C’est vrai que le Stade était magnifique. Je ne l’avais jamais vu comme ça en plusieurs années de professionnels.

Sur les bons souvenirs, il y a aussi simplement le fait d’aller au stade… Je m’entendais super bien avec les kinés, le staff. Boire le café le matin, discuter de tout et de rien. Les petites choses du quotidien, se retrouver avec les joueurs à refaire le monde… Des petits moments qui ne paraissent pas grand-chose mais qui sont importants dans la vie de groupe. Je ne vais pas dire que ça me manque car je l’ai retrouvé à Valenciennes, mais c’était appréciable.

Et concernant les mauvais souvenirs, exception faite du match contre Evian ?

Il y a des périodes compliquées…  J’ai connu quelques limogeages de coach, je pense à Bazdarevic. Je pense à coach Hély quand il est parti après Guingamp. Ce n’est jamais sympa car ça veut dire que l’équipe ne va pas bien, et nous en sommes les premiers responsables. Je pense aussi à ma blessure.  Il y a quelques mauvais souvenirs, mais si je dois faire un bilan il est plus que positif.

Un coach qui vous a marqué durant vos années Sochaliennes ?

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J’ai l’impression que chaque entraîneur m’a apporté quelque chose. Je pourrais ressortir Eric Hély. C’est avec lui que j’ai passé le plus de temps. J’ai l’impression qu’on s’est suivi depuis mes 16 ans jusqu’au pro. Quand j’étais en CFA, il était en CFA. Quand j’étais en 18 ans, on a gagné la Gambardella. Quand il est arrivé en pro, j’étais en pro. Mais chaque entraîneur a compté. Coach Anziani, même si je suis resté peu de temps avec. Il nous apprenait des trucs d’attaquant, des conseils très intéressants. Francis Gillot au niveau de l’exigence. Hervé Renard au niveau de l’état d’esprit, de ne jamais rien lâché. Ce n’était pas une période facile mais je n’ai jamais rien lâché et je pense que ça m’a aidé au final. Chaque coach m’a apporté quelque chose, et ça c’est bien.

Que vous souhaiter pour la suite de votre carrière ?

Pas grand-chose, prendre du plaisir. M’éclater sur le terrain, et que les résultats suivent. Et ça ira très bien !

Et pour finir, un mot aux supporters sochaliens ?

Ce sera un plaisir de retrouver le Stade Bonal. Je ne garde que des bons souvenirs, malgré ce qui a pu se passer en fin de saison. Tout est oublié. Je ne sais pas si vous serez content de me revoir, mais pour moi ce sera plaisant de revoir le stade, de revoir les supporters, de revoir mes anciens coéquipiers, et de revoir les membres du Staff.

La bande à Bonal remercie Edouard Butin pour sa disponibilité et sa gentillesse. En espérant assister à une belle rencontre ce vendredi à Bonal. Et pourquoi ne pas rêver d’une première victoire sochalienne ?

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Auteur: Ran_oOoo

Prof' des écoles, en jaune et bleu.

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