Lonfat : Je regarde les résultats du FCSM dès la fin des matchs

Le milieu Johann Lonfat a connu les années fastes sochaliennes, finaliste puis vainqueur de la coupe de la Ligue en 2003 et 2004, il était du groupe qui a remporté la Coupe de France en 2007. Merci à Rémi Farge qui nous offre la version de cet entretien réalisé pour son article avec les anciens sochaliens victorieux en coupe pour football365.fr.

Johann Lonfat, que devenez-vous ?
J’ai arrêté en 2008. Après Sochaux, j’ai joué une saison au Servette Genève, un peu pour faire ma reconversion aussi dans le milieu de la banque. J’ai travaillé une année dans une banque à Genève, et maintenant je suis revenu dans ma région d’origine dans le Valais, près de Sion. Je suis conseiller bancaire. J’entretiens le cliché des Français sur les Suisses (rires). Ce n’est pas une période très joyeuse pour ce métier mais bon…

LONFAT

Vous avez atteint trois finales de Coupe avec Sochaux si on compte celle de 2007 pour laquelle vous n’étiez pas retenu dans le groupe…
Je ne compte pas vraiment 2007 car j’étais blessé toute la saison. Autrement j’ai fait deux finales oui.

Celle que vous avez gagné en 2004, quel souvenir en gardez-vous plus de dix ans après ?
Un superbe souvenir. C’était quand même attendu. Ça faisait des décennies que le club n’avait pas remporté de titre. On avait à cœur de pouvoir rééditer ce qu’avaient fait les anciens parce qu’on entendait souvent parler de l’époque bénie du FC Sochaux dans les années 1980. On a eu une belle génération, les Frau, Pedretti, Monsoreau, Richert… Il y avait vraiment une belle génération qui arrivait à maturité, et puis c’était bien d’arriver à avoir un titre pour marquer l’aboutissement de ce parcours.

Et puis c’était une sacré fierté dans la région. Peugeot et Sochaux étaient indissociables. Tous les gens issus du monde ouvrier avaient un très grand attachement au club, il n’y avait pas grand-chose dans la région et on sentait la fierté de pouvoir représenter la région à Paris.

« Il faut de l’audace, de l’insouciance ! »

En quoi la finale perdue de 2003 vous a-t-elle servie dans la quête du titre un an plus tard ?
Ça nous a permis d’appréhender la chose de manière un peu différente. On n’avait pas tellement existé contre Monaco en 2003. Il y avait 0-0 à la mi-temps mais on sentait déjà qu’il n’y avait pas photo. C’était un peu près la même équipe, avec un peu plus de jeunesse, et des erreurs qui n’ont pas été répétées en 2004.

On était quand même, pour la plupart, dans une découverte du Stade de France. Je ne sais pas si on prenait des photos, on n’était quand même pas en touristes, mais on était peut-être pas assez dedans. Après, Monaco était largement supérieur. L’année d’après, c’est vrai que ça nous a servi à aborder ce rendez-vous d’une autre manière. La pression était toujours là mais on avait déjà vécu cet événement.

Sochaux affronte Marseille ce mercredi en demi-finale de Coupe de France. Dans ces matchs-là, est-ce important d’avoir des joueurs d’expérience ? Parce que Sochaux en manque…
Ça peut les desservir un petit peu. Mais dans ces matchs couperet, l’enthousiasme est aussi important. C’est le propre de la Coupe, il ne faut pas trop calculer. Il faut de l’audace, de l’insouciance, ce qu’on a avec un effectif jeune. Après, il faut aussi savoir bien gérer ces matchs avec des moments forts, des moments faibles, savoir serrer les boulons parfois, se lâcher à d’autres moments.

« J’espère pour la région que le club phare va pouvoir perdurer »

Le fait que Marseille soit complètement à la rue en ce moment, c’est un avantage ou c’est au contraire dangereux ?
Je pense que ça peut être dangereux pour Sochaux. C’est une équipe aux abois qui aura à cœur de tout miser sur une finale de Coupe de France. C’est la carte qu’ils vont jouer à fond, peut-être plus que s’ils étaient déjà troisième ou quatrième du championnat et assurés d’être européens. Je me méfie toujours des bêtes blessées. Ça va être un gros morceau. En plus, il n’y a plus l’effet de surprise car Sochaux vient d’éliminer trois adversaires de Ligue 1.

Vous suivez toujours les résultats de Sochaux ?
Je suis, oui. Je ne vais pas vous dire que je regarde tous les matchs, mais je me renseigne sur les résultats dès la fin du match. Je ne connais plus vraiment de joueurs à part quelques personnes dans le staff. Voir le club dans la difficulté, ça me peine. Surtout pour les supporters. Le club a évolué, Peugeot s’est désengagé, c’est dommage. J’espère pour la région que le club phare va pouvoir perdurer. Malheureusement s’il tombe en National ce sera difficile de repartir sur des bases professionnelles et de remonter.

Vous regarderez le match contre l’OM ?
Oui je vais essayer de m’organiser pour regarder le match. C’est un événement important quand même !

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Auteur: Rémi Farge

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